PRESENTATION DE L’EXPLOITATION AGRICOLE DU CHESNOY


La superficie totale du Domaine est de 182 hectares dont
145 de Surface Agricole Utile.
L’ensemble des parcelles cultivées sont réparties sur
4 communes :

VIMORY : 65 Ha
MORMANT : 60 Ha
AMILLY : environ 10 Ha
VILLEMANDEUR : environ 10 Ha.


Ces parcelles sont dans l’ensemble assez grandes (de 15 à 20 Ha), de formes géométriques, souvent rectangulaires.
C’est dans l’ensemble un parcellaire bien groupé. Le plus souvent les sols
(à fort pourcentage de sable) sont d’épaisseur moyenne (40 à 50 cm) à superficielle (30 à 40 cm).
Ils reposent sur le calcaire plus ou moins évolué et la roche-mère
(calcaire du Gâtinais) n’est jamais très en profondeur, entraînant une charge en pierres calcaires élevée sur certaines parcelles (jusqu’à 25% aux « Pommiers » et à « Pièce Romaine »).

Ces sols sont donc à faible réserve hydraulique et nécessitent l’irrigation pour les cultures d’été et 2 années sur 5 pour les céréales d’hiver.
L’installation des 2 kilomètres de canalisations enterrées pour l’arroseur date de 1972.


EXPERIMENTATION

Un fauchage inhabituel

En passant devant l’entrée du lycée agricole du Chesnoy, certains ont pu s’étonner de voir des plantes inhabituelles dans le paysage du Gâtinais. Il s’agissait de miscanthus et de panic érigé, deux plantes destinées à la transformation en biocarburants et bio-combustibles. Jeudi 27 mars 2008, les deux parcelles ont été fauchées en présence de Laurent Lejars et Sylvain Deseau de la Chambre d’agriculture du Loiret. C’est la première fois qu’un fauchage de ce type de plantes est réalisé dans la région Centre.

Rapprocher l’agriculteur et l’utilisateur

Les parcelles en question ont été emblavées dans le cadre de l’essai national REGIX. Dites de 2e génération, ces plantes présentent l’avantage d’avoir un rendement double de celles de la génération précédente car elles sont transformées dans leur intégralité, graines et tiges.

Plantées pour une durée de 15 ans, peu exigeantes quant à la qualité des sols, elles permettent d’optimiser les jachères. Ne nécessitant pas de grosses intensifications, elles contribuent à la biodiversité.
Autre avantage pour les agriculteurs : nul besoin d’investir dans un nouveau matériel, elles peuvent être coupées avec les faucheuses existantes.

A l’heure où les bio-combustibles doivent relayer les énergies fossiles, une démarche de relations directes entre l’agriculteur et l’utilisateur doit être encouragée. En ce qui concerne le chauffage, un partenariat entre les utilisateurs (les municipalités entre autres...), l’artisan installateur de chaudières spécifiques et l’agriculteur sera mis en place. De plus, la proximité entre production et consommation permettra une réduction substantielle des coûts de transport.

Article paru dans l’éclaireur du Gatinais Suite de l'article...






 Rapport d’activité du 5 mai 2008
 Rapport d’activité du 26 novembre  2007